Os Matière Singulière

L’os, généralement de bœuf ou de mouton, est robuste, léger et se prête à toutes possibilités de façonnage. Il peut être scié, tourné, poli et teint. Dans son aspect naturel et poli, il  donne un blanc crémeux et peut aisément remplacer l’ivoire provenant des défenses d’éléphant.

Grâce à sa finesse et à sa blancheur éclatante, l’ébéniste l’utilise pour souligner, encadrer et dessiner des éléments de sa création. Il permet d’exécuter des détails minutieux sur les serrures ou les pieds de tables par exemple.

L’os peut aussi être teinté et donner naissance à de nouveaux assemblages de matières.

Faits d’histoire

Paléolithique, en France et Nord de l’Espagne – Un matériel osseux fait son apparition ou se développe à partir du Châtelperronien, culture préhistorique datée de 42 000 à 32 000 ans avant nos jours. À chaque période du Paléolithique supérieur sont créés de nouveaux types d’outils : poinçons, pointes de sagaies, bâtons percés, coins, aiguilles, propulseurs, harpons.

Chine – Cela fait plus de trois mille ans que les artisans et les artistes chinois produisent des objets en ivoire, puis en os. L’ivoire a été considérée comme une matière précieuse dès la dynastie Shang (1570 av. J.-C.-1045 av. J.-C.) et elle fut destinée à la confection d’objets nobles ou d’objets rituels. La production d’objets en ivoire s’est accélérée sous la dynastie Ming (1368-1644) et surtout au début du XVIIIe siècle en raison des exportations vers l’Europe. Cependant, l’interdiction de la confection des objets en ivoire appliquée depuis peu en Chine a mené à la multiplication de la production des objets en os.

France – XIXème – L’os est utilisé en tabletterie – boutons, filets d’os, jeux de jacquet…